
Il y a cinq ans de ça, et je dis que c’est parti de là parce que si les karpatts ne m’avaient pas invité à faire cette chanson devant trois cent personnes, j’aurais continué à les chanter seulement pour mes potes.
Alors voila la leçon, tout part toujours d’une rencontre.
Pour ce qui est d’aprés, c’est encore des rencontres.
Y a eu Luce Feral, qui a été ma prof de chant pendant deux ans et qui m’a beaucoup fait évoluer.
Y a eu Geneviève de la péniche El alamein qui m’a laissé faire une audition devant elle (chose rare) alors que je n’avais ni demo, ni flyers, ni bio, ni affiche et pas même de guitare.
D’ailleurs merci fredo de m’avoir prété ta gratte ce soir là pour chanter.
Y a eu aussi Mano solo, rencontré dans une ferme en banlieue au cours d’un festival.
Encore une fois, c’est grâce aux Karpatt que j’ai pu accéder aux loges pour faire la fête avec Mano et eux.
Là, j’ai sorti ma guitare et fred m’a accompagné à la contrebasse ; tout ça autour d’une bonne table sans ampli, sans micro.
Pour tout vous dire, j’espérais bien qu’il passerait par là le Mano, et qu’il tendrait l’oreille...
Finalement ça s’est fait, le Palais royal, Roubaix, L’Olympia...plein de belles choses, et j’ai surtout beaucoup appris en très peu de temps, Merci Mano !
Avant ça, y a quand même eu la rencontre avec Mister Vins, ce Musicien lunaire aux notes parfois suprenantes.
Vincent Raffard, je les ai rencontrés lui et sa trompette à l’attirail (petit bar du 3ème où on n’a pas le droit d’applaudir).
Il m’a convaincu qu’il fallait une trompette sur mes chansons, j’étais pas trés chaud au début, finalement je regrette rien.
C’est avec lui que j’ai écumé un bon nombre de bistrots parisiens.
Dernièrement, y a eu la rencontre avec Nicolas Wauquiez, ancien contrebassiste du groupe Lulu.
Alors lui, je lui ai couru aprés pendant longtemps.
D’abord, il était à Lille, ce qui n’était pas simple, et puis lui à Paris mais sa contrebasse à Lille.....
Finalement, j’ai réussi à lui mettre le grappin dessus depuis septembre dernier, et c’est en grande partie grâce à lui que les choses avancent.
Y a eu aussi, Dimitri Artemenko, le violoniste pas comme les autres avec qui on a fait l’olympia et l’enregistrement du disque au frigo (Merci Sacha !).
Dimitri et moi, c’est plutôt les bistrots et pas trop les grosses scènes.
C’est pourquoi il me rejoint de temps en temps dans les bars de Montmartre où on s’use les doigts et le gosier.
Et puis, la rencontre avec celui sans qui le site n’existerait pas.
Il s’appelle Damien, c’est un pote de longue date et pas n’importe lequel... Merci Damsou ! (et merci matt)
Aujourd’hui, on a un site, on a un disque, j’ai des musiciens et on s’apprette à tourner comme des fous ; tout ça a vraiment commencé y a huit mois.
Auparavant, j’ai trainé ma guitare sur les trottoirs français et quebecois.
Si je faisais du solo, c’était pas par goût mais plutot par dépit.
J’arrivais pas à rencontrer des musiciens qui soient chauds pour jouer dans des bars pourris pour trois fois rien.
Alors comme je voulais chanter et n’importe où, j’ai commencé à jouer tout seul et je m’y suis habitué, jusqu’à la rencontre avec vincent.
je suis parti aussi au quebec pendant quelques mois parce que je commencais à souffrir d’une certaine routine parisienne.
Je jouais toujours dans les mêmes lieux, avec les mêmes potes qui venaient toujours applaudir les mêmes chansons...
Finalement, là-bas, j’ai appris plein de choses, j’ai beaucoup chanté dans la rue et dans le métro sans risquer de prendre une amende comme à Paris.
Voilà dans le désorde comment ça a commencé.
Je retiens de tout ça que la musique, pour que ça avance, c’est surtout une histoire de rencontre avec un peu d’audace et beaucoup de volonté.
Merci à vous tous
Augustin
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