Toi,
la native bohème,
l'enfant du bout du ciel,
tu es venue comme viennent les anges,
annoncer la fin de mon enfance.
Comme une fleur tombée sur mes ronces,
tu feras de moi un Homme.
Et même si l'amour n'a qu'un sens,
et si toi, tu es née d'insousciance,
d'une nuit, d'une étreinte folie,
d'un instant aux ébats d'une fois,
qu'importe
la sorte d'amour qui t'a fait là.
Tu es née d'une chanson,
d'un amour sans façons,
une fleur de passage,
sans sagesse, fleur de l'âge
sans mensonge, sans promesse,
sans ces "je t'aime" qui nous blessent,
enfant d'une nuit, que la vie t'a fait belle,
Mathilde, fille de ma bohème.
Tu as changé mon jour,
tu éclaireras mes nuits,
tu feras de ma vie un reflet de l'amour.
Toi l'enfant bénie,
tu es l'enfant du vent,
qui souffle sur moi depuis ton premier cri.
Entends de loin la voix
du jeune homme ton papa
qui a chanté pour toi dans les rues de misère
où tous ces gens savants lui prédisaient l'enfer
à garder cette enfant, pauvre fruit du hasard.
Tu leur diras, toi, combien la vie
vaut plus qu'une manière.
Fallait-il que tu naîsses
d'un amour de grand'messe,
fallait-il que tu viennes
comme tous ceux-là viennent,
comme tous ces enfants
sont choisis pour un temps
que l'on prévoit déjà
comme on veut qu'il soit.
Non,
toi tu es bien plus belle,
tu es tombée du ciel.
Fille de poésie,
de la vie tu es reine.
Mathilde, mon Amour, mon poème.
Je chanterai pour toi des airs d'espérance,
je porterai ton âme dans les cieux du silence,
et que jamais ne viennent la violence, la haine,
les larmes, les pleurs, les chagrins sur ton coeur.
Je me battrai pour toi
à mourir de ma voix,
pour que reste à jamais ton sourire dans mes bras.
Alors,
regarde-moi
essuie-moi de mes larmes,
de ton cœur dans mes yeux tu animes la flamme,
une seule prière, aujourd'hui j'espère,
qu'un jour de moi, sûr, tu seras fière.
Je te verrai grandir, plus belle à devenir
la femme de mon âme, pour qui j'ai su tenir.
Au pied de ton berceau,
je suis là et tu dors.
Pour toi ces mots ma belle,
Mathilde,
Je t'aime.