Nous les hommes, pour vous mesdames,
c'est fou comme on se fait mal.
On s'avance et on trébuche
dans vos yeux de belles biches
Qu'on se perd à trop vouloir,
de notre ego vous faire valoir,
on fait les coqs, on fait les ducs,
croyant qu'on vous éduque.
Qu'on se pavane, pauvre dans l'âme,
au pied de vos jupons,
ou à mendier vos caresses,
vos féminines tendresses.
Qu'on se dévoue pour vous, à cœur
perdu dans les hauteurs
de vos charmes, de vos beautés,
puissions-nous les allonger
Nous les hommes,
rien que pour vous mesdames (bis).
Satané Cupidon
Nous les hommes, pour vous mesdames,
c'est fou ce qu'on a comme flamme
à déclarer, à trop brûler,
on finit par se crâmer
Quand de poèmes, on dit je t'aime,
qu'on se promet la fidèle
vie, pour vous, de vos envies,
hélas, le temps d'un cri...
Et quand parfois on vous trouve là,
sensuelle et désireuse,
nous faisant signe,
ah ! l'aguicheuse,
on comprend pas mais on y va.
Quand de nos pauvres ignorances,
de vos finesses féminisantes,
vous exigez de nous le génie
de deviner vos belles pensées
Alors fourbus d'incompétence,
on se plie de révérences.
À cogiter vous nous laissez
perdus dans votre féminité
Nous les hommes,
rien que pour vous mesdames (bis).
Satané Cupidon
Les hommes, les pauvres diables,
amoureux de ces femmes,
de fleurs et de passions
à en perdre la raison
Qu'on les cueille
ou qu'on les laisse
à d'autres gars qui les délaissent,
elles auront toujours du galon,
elles ont pris nos cœurs de garçons
Alors finie, la mélopée
les chagrins bien consommés
'faut se faire attendre à la saison
des amours en chanson
Elles viendront toutes à la criée
donner leurs mains et leurs baisers.
Au marché des larmes et du charme
elles se changeront en tendres femmes
Vous mesdames,
rien que pour nous bons hommes (bis)
Bénissez Cupidon